L’émergence de la danse urbaine africaine

La particularité du continent africain réside dans sa diversité culturelle. Danses, traditions, mythes et rites, rythmes, langages et valeurs artistiques font de ce continent l’un des plus dynamiques. La musique tient une place de choix dans les sociétés africaines. Qu’elle soit traditionnelle ou urbaine, elle est très rythmique et exprime toujours un langage bien spécifique.
La musique de chaque pays africain présente une caractéristique particulière selon les générations. On remarque, depuis plusieurs années, une montée importante de styles musicaux qui valorisent le continent dans le monde, d’une manière ou d’une autre, à la satisfaction des acteurs du tourisme tel que Jumia Travel dont le but est de promouvoir la destination Afrique à travers la culture.
En Côte d’Ivoire par exemple, chaque génération qui passe laisse une trace musicale pleine d’histoire. Du Ziglibiti des années 60 au Coupé Décalé des années 2000 en passant par le Zouglou des années 90, chaque genre ou style musical raconte l’histoire d’une génération et est le plus souvent accompagné d’un style vestimentaire et d’un langage particulier. Aujourd’hui, on parle encore du Ziglibiti créé par le célèbre Ernesto Djédjé, mais le style musical qui reste en vogue depuis plus d’une décennie est le Coupé Décalé, qui se positionne davantage comme l’identité culturelle et musicale de la Côte d’Ivoire, pendant que le Zouglou continue son règne de porteur de la voix de la jeunesse ivoirienne.
Dans un pays comme le Congo, le Ndombolo traverse le temps. De génération en génération, cette musique rythmée confirme son importance dans la vie culturelle du pays. Né de la Rumba congolaise et du Soukouss, deux styles de référence, le Ndombolo est une musique populaire dont la singularité est l’animation vocale enrichie de l’« atalaku », qui consiste à faire les éloges d’une personne, accompagné de pas de danses. L’amour, la société, la femme sont entre autres les thèmes abordés dans les chansons Ndombolo. Plusieurs autres styles musicaux se sont développés dans cette partie de l’Afrique centrale mais le Ndombolo reste le plus populaire.
Au Maroc, la culture musicale est certes dominée par le style traditionnel. Cela n’empêche cependant pas l’essor considérable de la musique urbaine depuis quelques années. Les jeunes marocains s’adonnent de plus en plus à la pratique de nouveaux styles de musique à travers lesquels ils s’expriment et donnent leur avis sur la question du développement, de l’immigration et bien d’autres thèmes les touchant. Ces jeunes se retrouvent de plus en plus dans ces nouveaux styles de musique urbaine, à travers lesquels ils vivent pleinement leur époque et qui donnent une identité à la nouvelle génération.
Il en est de même dans d’autres pays tels que le Cameroun, le Gabon, le Burkina Faso, le Bénin, qui sont des pays d’Afrique où l’industrie musicale doit beaucoup à l’émergence de la musique urbaine, voix d’expression de la jeunesse. De plus, les jeunes artistes de ces pays tentent de belles manières d’inscrire leur nom parmi les artistes les plus célèbres du continent.

 

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