L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Yémen et Bahreïn rompent leurs liens diplomatiques avec le Qatar

L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Yémen et le royaume du Bahreïn ont annoncé, lundi, avoir rompu leurs liens diplomatiques et fermé leurs frontières avec le Qatar. Riyad invoque “les dangers du terrorisme”.

L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn, suivis par le Yémen quelques heures plus tard, ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, lundi 5 juin, en invoquant des questions de sécurité nationale et en accusant Doha de déstabiliser la région et de soutenir des “groupes terroristes”.

Dans de brefs communiqués diffusés par leurs agences de presse officielles, l’Arabie saoudite et le Bahreïn annoncent en outre la suspension de toutes les liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec l’émirat.

L’agence saoudienne, qui cite un responsable du royaume, précise que la décision de Riyad est justifiée par la nécessité de protéger “la sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l’extrémisme”.

Le ministère des Affaires étrangères égyptien a également annoncé dans un communiqué la fermeture de ses frontières “aériennes et maritimes devant tous les moyens de transports qataris”.

Le Qatar exclu de la coalition militaire arabe

La coalition militaire arabe, qui intervient au Yémen sous commandement saoudien, a également annoncé l’exclusion du Qatar en raison de “son soutien au terrorisme”. L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn sont tous membres de cette coalition.

Le Yémen, dont l’agence de presse officielle a également annoncé, quelques heures plus tard, la rupture des relations diplomatique avec le Qatar, a approuvé son exclusion de la coalition.

En 2014, les trois pays du Golfe avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha en reprochant au Qatar ses liens avec l’organisation des Frères musulmans après le renversement du chef d’État égyptien Mohamed Morsi, qui était issu de la confrérie, par l’actuel président Abdel Fattah al Sissi.

Avec AFP

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