Affaire déchets toxique : 140697 victimes seront dédommagées d’ici peu, selon Claude Gohourou

Bonne nouvelle pour les victimes de déchets toxiques en Côte d’Ivoire. Après plus 24 mois passés hors du pays, Zialo Claude Gohourou, président de la Coordination nationale des victimes de déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Cnvdt-ci) vient apporter une bonne nouvelle aux 140697 victimes de déchets toxiques en Côte d’Ivoire.
Claude Gohourou a rencontré la presse, le vendredi 27 octobre 2017 dans la capitale économique Abidjan-Marcory, pour faire le point de sa mission européenne en ce qui concerne l’évolution du dossier.
En effet, le défenseur des droits des personnes victimes des déchets toxiques, Claude Gohourou est rentré Abidjan en ayant en poche le dédommagement de 140697 victimes. Pour lui, depuis le 23 février 2015, l’objectif de sa mission à Paris, était de rencontrer ces deux conseils d’Avocats qui avaient en charge l’aspect international du suivi du dossier. Afin d’indemniser l’ensemble des victimes en Côte d’Ivoire qui n’avaient pas été pris en compte dans les deux procédures précédentes. Selon lui, Il y a eu celle de février 2007 à travers l’accord transactionnel entre Trafigura et l’Etat de Côte d’Ivoire qui faisaient près de 100 milliards franc cfa ; et l’autre accord entre le 2ème groupe de victimes de 290624 par le biais d’un cabinet d’Avocat Leigh Day.
« D’autres victimes qui se sont déclarées au nombre de 220000 personnes que nous représentons ont estimé que réparation n’a été faite leur concernant. Des actions avaient ont été entreprises par des avocats avant la crise de 2011. Pendant ma tournée européenne, j’ai rencontré les deux cabinets que sont : Edouard Cambet et associés et François Asquarts et Associés. Nous avons travaillé pendant plus de 24 mois. Cela s’est soldé par deux actions. La 1ère action à Amsterdam en civile et la 2ème, la saisie du parquet du pôle financier de Paris en pénale contre les dirigeants de Trafigura. Grâce à nos conseils d’Avocats à Amsterdam et à Paris, nous pouvons dire que nous crayons à l’effectivité d’un dédommagement d’ici peu. Nos actions continuent. Aujourd’hui, avec l’évolution du dossier, nous sommes à une phase opérationnelle qui avait déjà commencé. C’est-à-dire, la défense des intérêts de l’ensemble des victimes des déchets toxiques. C’est ce combat que nous poursuivons. Mais, je tiens à préciser que depuis le 6 novembre 2016, seules les victimes en tant que individu sont prises en comptes par les cabinets et non les fondations et les associations de victimes », souligne-t-il en saluant tous les efforts entrepris par l’Etat de Côte d’Ivoire en faveurs des victimes.
La multinationale spécialisée dans le courtage pétrolier a toujours nié toute responsabilité et n’a jamais été condamnée pour le déversement. Mais en février 2007, Trafigura avait conclu un accord à l’amiable avec l’Etat ivoirien qui arrêtait toute poursuite en contrepartie du versement d’une indemnisation globale de plus de 100 milliards de francs CFA (152 millions d’euros).
Fané N’facoro

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